From to Échelle

Les cultures anciennes se diffusent-elles également selon les siècles ? Un catalogue permet généralement d'obtenir la langue d'un texte (à l'exception de 11,1 % en moyenne, avec des variations selon les années). Le grec et le latin ont une grande importance symbolique pour notre culture, mais n'ont pas du tout le même statut. Contrairement au grec, le latin ne concerne pas que les auteurs antiques, il est une langue vivante encore publiée aujourd'hui. La BNF continue de recevoir des publications écclesiastiques en latin et qui ne sont pas signées par un auteur avec une date de naissance (congrégations). Le lien avec un auteur principal permet ainsi de distinguer plusieurs latins, et même, de repérer les traductions (textes en français attribué à un auteur d'avant le français).

Le latin est toujours une langue très vivante, du moins, par le nombre de titres (significatif du nombre d'auteurs mais des lecteurs). Durant la Renaissance, du moins dans les collections de la bibliothèque royale, l'élan vers l'antiquité n'a pas effacé la production éditoriale ecclésiastique. La particularité européenne de l’Université française, dans la capitale parisienne, explique peut-être le déclin de l’édition latine durant les Lumières, achevées par l’Empire et sa réforme de l’enseignement supérieur. Par comparaison, le XIXe semble un renouveau pour les latins religieux et savant, mais les éditions en langues anciennes sont supplantées par les traductions en français vers 1830. Au XXe siècle, la traduction des classiques continue à progresser, les études grecques reviennent, même la latin d’église profite des progrès techniques de l’imprimerie pour diffuser plus. Si la part des langues anciennes est désormais marginale, le nombre de titres, et donc leur disponibilité, n’a jamais été aussi bonne. Enfin, il ne faut pas négliger la présence de la culture antique sous des formes autres qu'écrites (images, partitions, films...).