Ce graphique projette les titres à leur date de publication, en fonction de la date de naissance de l’auteur principal (il n’est pas souvent possible de connaître la date de publication originale de l’œuvre, par exemple pour un dialogue de Platon ou une intégrale de Voltaire). Le découpage en siècles est toujours un peu arbitraire, toutefois, la tradition des histoires littéraires s’accorde assez avec les événements traumatiques qui tranchent dans les générations, comme les guerres de Religion, la fin de règne de Louis XIV, la Révolution, ou la Grande-Guerre. Les dates sont ajustées pour ne pas séparer des auteurs que l’on a coutume de ranger ensemble, comme les Lumières ou les Romantiques. Le Moyen-Âge commence très tôt, afin d’y inclure les pères de l’Église, qui forment un ensemble cohérent encore maintenant pour les éditions catholiques.

Une fois stabilisé, le nombre de titres d’un siècle varie assez peu, c’est-à-dire que le nombre de documents publiés d’un auteur du XVIIe s. reste relativement stable au XIXe et au XXe s, même si le nombre d’autres titres publiés est 10 fois plus important. L‘espace supplémentaire est occupé par les nouveautés. La réédition des titres anciens est affectée par les guerres, comme les nouveautés, on observera le profil très particulier après 1945, où la réédition reprend beaucoup plus fort qu’après 1918, politique volontariste du Conceil National de la Résistance.